Des caribous au pays du couscous

Chefchaouen - Les potières de Oued Laou

  Les poteries de Oued laou sont assez renommées. Pour les trouver, on emprunte un chemin de terre qui part du douar où se déroule le souk hebdomadaire du samedi jusqu'à celui de Fran Ali. Les poteries sont fabriquées à partir d'une roche rouge que l'on mélange avec de l'eau. Ce sont les femmes du douar qui fabriquent chaque semaine tagines, braseros et autres plats.

 

            

 

Le douar de Faran Ali. Les maisons se confondent à la terre.

 

 

 

Chaque début de semaine les femmes commencent leur mélange, puis elles fabriquent les pièces une à une en passant par différentes étapes jusqu'au vendredi. Les samedi elles descendent au souk vendre leur production.

 

                     

 

        

 

Les poteries sont cuites dans de petits fours en dôme comme les fours à pains.

  


"Le Douar Ifrane-Ali, abrite environ 60 familles éparpillées sur trois collines autour d'un affluent de l'Oued Laou. Tout le douar vit de la production de poteries dont l'argile est de très bonne qualité. Toutes les femmes sont potières des plus âgées aux plus jeunes. Elles façonnent une poterie simple, lissée au galet, sans décor peint, mais avec un décor en relief fait d'entailles, réalisées au doigt ou avec un outil, de traits courts et droits ou formant des zigzags ou des points. Les formes sont très variées et parfois à vocation touristique. Parmi les potières, citons : Assia Izri, Rama Ilkadoum, Rachida Bouzerèse.


Les hommes se chargent de l'extraction de l'argile fine à laquelle il mélange du mica noir trouvé en couche sous la terre. Ils s'occupent aussi du concassage, du trempage, du séchage et enfin du tamisage. Ils rapportent aussi le combustible (branches de lentisque et bois de pin) pour les fours assez performants. Ceux-ci sont traditionnellement construits en terre argileuse et sont assez spacieux pour introduire le combustible et des dizaines de pièces par une ouverture à la base assez large. Le four comprend deux autres ouvertures latérales au-dessus de l'entrée et une troisième au sommet pour l'évacuation de la fumée. La cuisson dure 5 à 6 heures.


Une fois la production prête, les hommes participent au transport dans tout le pays et aux transactions commerciales. Les quantités exposées en permanence sur les routes du Nord, dans les villes du pays et à l'étranger, font croire à une poterie industrielle. Mais cette poterie est bien féminine et n'utilise aucune technique moderne, ni dans sa réalisation, ni dans sa cuisson, ni même dans sa commercialisation. Malheureusement ces potières en profitent bien peu, vu les prix d'achat dérisoires et irrationnels."
Extrait site Association Terre de femmes

                            

 

Avec Mohamed notre guide dans le douar. C'est l'un des douars très pauvres que j'ai visité. Aucune maison n'arbore de coupole pour la télé, c'est un bon indicateur de pauvreté. et chez Mohamed il n'y a plus que le son sur la vieille télé d'ocasion.

 

              

 

La mère de Mohamed nous attendait et avait préparé la Bessara (soupe de feves ou gourganes selon les parties de l'Atlantique) quelques oeufs frits dans l'huile d'olive, les olives et le pain maison. Leur repas habituel que nous avons partagé avec délices en partageant un thé. Seule restriction l'eau du puit à éviter pour nos systèmes fragiles. Cette femme d'une extrême gentillesse nous a donné tout ce qu'elle pouvait sans accepter aucun remerciement. Son cadeau c'était de lui avoir amené son fils qu'elle n'avait pas vu depuis deux semaines...

 



26/07/2007
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