Des caribous au pays du couscous

Essaouira - La réalité des coopératives féminines d'huile d'argan

       L'huile d'argan, or jaune et liquide la région souss-madra, argument marketing des vendeurs de voyage en kit, richesse des fabricants de cosmétiques industriels, mais pour l'instant, les femmes qui font le plus dur du travail ne sont pas récompensées à leur juste valeur. La plus grande majorité du commerce de l'huile d'argan ne passe pas par les coopératives de femmes. Dans le meilleur des cas, les membres des grosses coopératives vont gagner autour de 1 000 dh par mois, soit la moitié du salaire minimum. La plupart des femmes gagnent entre 250 et 500 dh par mois. Pourtant leur huile est connue dans le monde entier et elles travaillent dur pour l'extraire. Les femmes sont analphabètes à prés de 90%. Elles vivent et travaillent dans des conditions difficiles.

 

Les reportages où l'on voit et entend des femmes souriantes parler de l'amélioration de leurs conditions de vie n'est qu'une facade et rares sont les coopératives qui réussissent à payer le salaire minimum aux coopérantes.

 

Seules les coopératives sont légalement autorisées à apposer le terme "coopérative" sur leur devanture. C'est le seul gage qui vous prouve que vous avez vraiment affaire à une coopérative, les autres sont des entreprises privées plus ou moins honnêtes.

Si vous achetez dans la rue à un homme qui semble écouler quelques litres sous le manteau, méfiez - vous. C'est bien souvent un fond de grignon d'amandons mélangé à une huile quelquonque;



30/09/2008
1 Poster un commentaire

A découvrir aussi


Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 83 autres membres