Des caribous au pays du couscous

Casablanca se transforme en gigantesque souk

la veille de l'Aïd Al Adha
Casablanca se transforme en gigantesque souk
 Publié le : 26.11.2009 | 11h04
   
Moutons proposés à la vente à Rabat pour l'Aïd Al Adha. (Photo : AFP)
 
 
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Par : Abdallah Darkaoui
 
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Fête de retrouvailles et de grande joie familiale, l'Aïd Al Adha dans son édition 1430 de l'Hégire, sera célébré au MAroc le samedi 28 décembre.
 
C'est aussi une fête où les éleveurs de toutes les régions envahissent les villes comme Casablanca. Et pour répondre à la demande des Casablancais, les vendeurs d'ovins et autres caprins transforment la métropole en un gigantesque souk pour bétail. Les uns recourent aux garages, aux parkings alors que d'autres dressent pour l'occasion des tentes.

Les éleveurs venus de Sraghna, Béni Mellal, Settat, Zaërs et autres régions du Maroc louent des garages contre des sommes allant de 4.000 à 6.000 Dirhams et ce, pour une période de 10 jours. «Je loue chaque année un garage à Hay Mohammadi mais cette fois-ci le loyer est plus élevé que d'habitude. Je ne pense pas que je vais faire de grands bénéfices», se plaint cet éleveur, qui selon ses dires, le bénéficie qu'il tire de ce commerce trop encombrant ne dépasse guère les 150 DH par tête.

Pour lui, le commerce de bétail en cette occasion n'est plus si rentable que ça puisque tout le monde aujourd'hui semble vouloir profiter de ce filon. Il suffit juste d'avoir un capital et quelques notions de base pour s'adonner à ce négoce comme l'explique ce fonctionnaire qui troque pour l'occasion son costume cravate pour une djellaba et transforme son garage en dépôt de vente de moutons.

Une activité assez lucrative qui le met à l'abri des besoins et lui permet de faire des rentrées conséquentes.

Mais si la plupart des vendeurs s'installent dans les quartiers populaires, d'autres en revanche «plus modernes», occupent des espaces dans les grandes surfaces contre un loyer de 25.000 dirhams pour 500 mètres carrés.

Ces vendeurs proposent à la clientèle toutes les races de mouton comme le Sardi vendu 48 dirhams le kilogramme ou encore le Bargui (46 dihams/kilo). Il tirent un bénéfice de 100 à 150 dirhams, comme confie Saïd, employé dans une ferme d'élevage, précisant que les moutons mis en vente proviennent tous de Béni Mellal.

Et de soutenir que la pratique de cette activité exige beaucoup de professionnalisme et surtout du «sérieux», nécessaire pour tisser avec les clients une relation durable de confiance, assurant que la plupart de ses clients sont de vieilles connaissances qui, satisfaits du service et de la qualité du produit, reviennent toujours chaque année. Il a aussi fait remarquer que les clients d'aujourd'hui sont plus avertis et connaisseurs. Ils tâtent l'épaisseur de la toison laineuse du mouton, estiment son poids et vérifient avec force détails -comme s'ils avaient l'expertise d'un vétérinaire- la dentition du sacré ovidé tout en faisant grand cas de la couleur de sa robe qui doit être de préférence blanche puisque le noir est dans la croyance populaire symbole de mauvaise augure.

Seul bémol dans cette activité, le peu de civisme de certains vendeurs qui font peu de cas de l'hygiène et transforment certains lieux de vente improvisée en véritables dépotoirs.

Un désagrément qui gène les voisins et provoque quelques fois des altercations mais il n'en demeure moins que la joie de la fête prend très vite le dessus. Car après tout, l'essentiel, c'est la fête.
   
  Par MAP


26/11/2009
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